Confiance, respect, égalité !

Pour Alix Jacquier, que j’embrasse très fort

   L’approche du respect met en relief les contours : le sentiment moral qui impose sa normativité, et le besoin de confiance et de mutualité. Au principe du respect il y a comme un réflexe, une intuition, qu’on peut qualifier de sentiment moral.

Le sentiment moral s'éprouve. Il se définit également comme un « sentiment normatif » qui s’appuie sur une situation éventuellement, éminemment conflictuelle. Le premier verset du décalogue, « tu ne tueras point », s’impose en ce que le meurtre d’un autre expose à la vulnérabilité de soi.

Le respect traduit la confiance. Autrui est objet de confiance. Tout commerce avec autrui ne peut s’envisager sans la confiance mutuelle. Si l’un des deux partenaires est trompé, ce qui le désole n’est pas tant d’avoir été trompé que de ne plus pouvoir croire en l’autre.

La confiance est établie dès la petite enfance envers l’environnement proche, capable de rassurer. Il faut être rassuré sur le lien affectif qui entoure l’enfant. La confiance en soi s’établit alors sur la confiance en l'autre. La « mutualité » s’inscrit impérativement dans le respect.

La signification des échanges avec autrui nous amène à comprendre l'échange symbolique dans la société, qui comprend aussi les biens non marchands. C’est ainsi que se révèle l'économie du don.

Aujourd'hui la société exprime sa reconnaissance envers les professeurs, les agriculteurs, les chauffeurs de taxis, les écrivains, les chercheurs, les artisans. Toute profession apporte à la société. Dans l’exercice de son métier chacun s’y épanouit ou du moins chacun éprouve son talent et peut s’en réjouir. Par delà cette satisfaction individuelle, la société manifeste sa reconnaissance par une rétribution.

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