Le sacré est de toujours

Pour Anne Saccalais, en hommage amical

   À Sumer, trois termes expriment le sacré, la pureté originelle, la primauté, la justice. Le sacré se présente comme inséparable de la cosmogonie sumérienne dont chacun des termes est indispensable à son fonctionnement.

À Babylone, le dieu Mardouk est chargé du bon ordonnancement du cosmos (comme le logos chez les grecs).

En hittite, l’adjectif suppi exprime la notion de sacré, domaine réservé au monde du divin.

Dans l’Avesta, les archanges qui entourent Zarathustra, sont dotés de puissance surnaturelle, fécondante, sacrés.

Chez les Grecs, Homère exprime la crainte religieuse, l’effroi en présence de la divinité. En présence du sacré divin, l’homme a un comportement de respect mêlé de crainte. La mise en relation avec les dieux s’opère grâce aux objets et aux lieux qualifiés porteurs d’un caractère surnaturel. De là dérive l’inviolabilité des lieux de culte. Hagios est bien l’épithète de la transcendance divine.

La religion romaine, mise en évidence par G. Dumezil, montre deux pôles : d’une part le dieu principal, Jupiter, souverain céleste ; d’autre part il y a l’homme qui veut mettre sa vie et ses actions en conformité avec la volonté des dieux.

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