Invitées à se taire ?

Pour Hélène Bellanger, en hommage amical

   On a beau relire consciencieusement les Actes des apôtres, on se perd à chercher Marie-Madeleine et Marthe et les autres qu’on a suivies dans les Évangiles. Marie, mère du Christ, n’apparaît qu’un instant, pour ne rien dire, dans une assemblée qu’on ne situe pas.

Les Actes évoquent cependant quelques femmes, celles qui accueillent les disciples, telle la mère de Jean surnommé Marc, ou des femmes notables, qui n’apparaissent pas dans les évangiles, ou bien cette Bérénice, présente au procès de Paul. Fait nouveau, certaines de ces femmes se méfient des apôtres, telle Saphira, l’épouse d’Ananie (Ac 5).

Les servants de table, ces diakonos ou diacres, assurent le service des tables et la gestion des œuvres de bienfaisance de leur communauté. Chaque communauté choisit parmi les siens des hommes, sept hommes pour assurer cet important service. Ceci est écrit dans Ac 6, 1-6. « Choisissez-vous 7 hommes », « Épiscopez vous ! » dit le texte.

Aucune femme ne fut chargée du ministère de la parole. Doit-on déduire qu’après la Pentecôte, la prophétie féminine n’a plus de raison d’être ?

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