Jésus, de Nazareth, est ressuscité

Au Fr. François, avec amitié

   L’Évènement de l’histoire s’inscrit dans le registre dramatique. Il a été transmis par une chaîne de témoignages. Ceux-ci l’ont vécu. « Nous l’avons vu ».Ces témoignages nous révèlent en premier lieu un Dieu pour l’homme, qui aime l’homme.

Cet homme, aujourd’hui, peut être authentiquement homme sans Dieu. Mais quand il se met à l’écoute de son existence —pourquoi moi, et rien d’autre ?— Dieu s’entr’ouvre à lui. L’homme fait alors une nouvelle expérience de sa contingence éphémère. Il reconnaît alors Dieu comme celui qui décide en faveur de l’être contre le non-être, en faveur de l’homme contre sa réduction matérialiste. Il est alors appelé comme co-créateur et intendant de Dieu sur la création (cf. Laudato si’). « Si la crise écologique est manifestation de la crise éthique, culturelle et spirituelle de la modernité, nous ne pouvons pas prétendre soigner notre relation à la nature et à l’environnement sans assainir toutes les relations fondamentales de l’être humain » (n°119).

Le mystère de l’Incarnation a bouleversé notre idée de Dieu. Comment va-t-on s’en tirer par rapport à tout un héritage religieux, et plus précisément par rapport aux mille et un visages de Dieu auxquels on s’était apprivoisé ? Il nous faut ré-interpréter la Rédemption : la mort de Jésus, le corps souffrant de l’homme-Dieu est la manifestation du mystère de la solidarité de Dieu avec l’homme. Si Dieu s’incarne en Jésus, c’est parce qu’il a en son Fils une mystérieuse “co-naturalité” avec nous, les humains.

La vie éternelle comme réconciliation de l’homme pécheur avec Dieu par la mort et la résurrection du Christ est déjà commencée. Témoigner et croire en la Résurrection, c’est croire qu’il y a tout au long de notre vie un principe de renouveau qui peut retourner les choses. La foi au Christ est en cela une nouvelle naissance.

Gérard Leroy, 5 avril,  Pâques 2026

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