Qu’en est-il de l’avenir du catholicisme ?

Pour Ombline de Woillement, en hommage amical

   S’interroger sur l’avenir du catholicisme en France, c’est s’apprêter à adapter la tâche pastorale à l’histoire. L’essentiel a trop souvent été négligé. Sans doute à cause de la difficulté qu’éprouvent les catholiques à témoigner de l’invraisemblable auquel ils croient. Depuis les années 70, les catholiques ont été préoccupés par des questions qui les sollicitaient. Celle des critiques humanistes athées a été providentielle en ce qu’elle a conduit à prendre Dieu infiniment plus au sérieux et à faire une certaine expérience de Dieu comme peut-être les croyants ne l’avaient jamais faite auparavant; celles que posait l’herméneutique du dialogue interreligieux; celles que soulèvent aujourd’hui les neurosciences ou la bioéthique. Les catholiques, comme tous les croyants sont conduits à relever ce que leur suggère leur propre expérience. Tout croyant a nécessairement comme horizon les provocations du moment, les nouveaux défis. 

J’ajoute une autre difficulté de taille : dans ce monde sécularisé, héritier du positivisme, les chrétiens commencent à se percevoir comme marginaux, étrangers. L’Église n’intéresse

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