Le sens de l’altérité au principe du dialogue interreligieux

Pour Edwige, ma fille

   S'il est vrai que le dialogue ne se réduit nullement à l'aspect conceptuel et rationnel du discours tenu par les interlocuteurs, il faut maintenir que le dialogue comporte nécessairement cet aspect. D'autre part, l'expérience montre aussi à quel point la réflexion théologique se trouve nourrie par la pratique d'un dialogue vital qui engage toute la personne, et dans lequel la confrontation doctrinale apparaît comme une des conséquences de cette relation amicale où chacun cherche à comprendre le cœur de l'autre. Des déplacements s'opèrent alors dans la pensée du théologien; c'est avec un regard renouvelé qu'il scrute les données de sa propre foi, constatant que la découverte d’une autre tradition religieuse l'amène à vérifier la sienne propre.

Le dialogue fait en effet l'expérience de l'altérité. Le respect de l'autre est une condition d'authenticité pour toute relation humaine. Le sens de l'altérité est l'un des signes de l'accès à la maturité spirituelle. 

Un autre type d’expérience en découle, qui s’inscrit dans la vie du croyant, c’est l'expérience de communion : le sens de l'altérité se singularise dans le dialogue intra-religieux.

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La foi chrétienne est-elle exclusive ou inclusive ?

Pour Hélène Bellanger, en hommage amical

   En regard de la diversité des religions et de la richesse des voies de salut proposées par elles, le christianisme a, pendant longtemps, prétendu détenir la seule voie de salut. Or, le christianisme n’a ni la vocation ni la volonté de fermer la voie du salut à quiconque ferait profession d’une autre foi que la foi chrétienne. Le christianisme n’en atteste pas moins que cette voie est Jésus-Christ, qui est “le chemin, la vérité, la vie” (1). Saint-Paul écrira aux Romains : “Si de ta bouche, tu confesses que Jésus est Seigneur, et si dans ton cœur tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé” (2). N’allons pas faire dire à Paul ce qu’il ne dit pas, à savoir que ceux qui ne professeraient pas que Jésus-Christ est le Seigneur s’excluraient ipso facto du salut.

Le Christ est Unique et universel. Si cette unicité et cette universalité n’ont pas pour effet d’exclure, sont-elles inclusives?

Il n’y a pas d’autre nom donné aux hommes que celui de Jésus par lequel il nous faut être sauvés” (3). Est-ce que cela veut dire que les autres religions, parce qu’elles ne confessent pas Jésus-Christ, privent du salut leurs fidèles ?

Cette difficulté, spécifiquement chrétienne, engage les chrétiens à dépasser deux inclinations : celle qui nous porte “paresseusement” à exclure

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Message du Secrétaire Général de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix

 

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Dear Friends,

Religious believers and men and women of good will are rightly troubled by the fact that religions are increasingly being used in support of violent extremism. Perversely, religions-typically understood by their followers as the foundation of human dignity-are being used to justify killing others.

In response, The Forum for Peace in Muslim Societies and Religions for Peace partnered in convening a very high-level gather of leaders including many Religions for Peace Co-Presidents. The important Abu Dhabi Statement: Rejecting Violent Religious Extremism and Advancing Shared Well-being was produced along with an ambitious action plan.

The Abu Dhabi Statement stresses the importance of a multi-religious approach, noting that it "builds solidarity around areas of shared concern and makes clear that the religious

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