Grégoire de Nysse : anthropologue et théologien

  Pour Hélène Bellanger, en accompagnement de mes vœux amicaux   

  L’anthropologie de Grégoire de Nysse reçoit les influences diverses, de Platon (les citations du Timée sont fréquentes), mais aussi d’Aristote, du stoïcien d’Apamée Posidonius, de Galien le médecin, et enfin et surtout elle se situe dans le prolongement de l’anthropologie d’Origène. Il a des vues sur le monde matériel, sur le péché originel, sur la nature de la liberté (1). Par delà l’essence de l’homme, c’est sur sa place dans le monde et sa double nature corporelle et spirituelle qu’il s’interroge. Face à l’homme pécheur, Grégoire ne manquera pas de développer une anthropologie purement théologique.

 

Malgré l’estime que lui porte sa communauté, ses adversaires cherchent à lui nuire et l’accusent de malversations financières. Grégoire est déposé par un synode, en 376, obligé d’abandonner son siège épiscopal. En 378, à la mort de l’empereur Valens, Grégoire peut rentrer à la maison. Un an plus tard sa sœur Macrine meurt, ainsi que son frère Basile. Grégoire devient alors son légataire spirituel pour le monachisme. Sa dernière œuvre, l’Hypotypose (modèle) est d’ailleurs un traité de la vie monastique qui décrit l’itinéraire spirituel du moine et le bon usage de la vie en communauté.

 

Grégoire cherche à résoudre les conflits entre les Eglises; il est appelé à participer à divers synodes; il participe à l’aggiornamento ecclésiastique. Grégoire se rend en 381 au concile de Constantinople qui atteste de la divinité des trois personnes, dans le prolongement de ce qu’avaient déjà avancé Athanase, puis Basile. Grégoire se montre au Concile comme un "pilier de l'orthodoxie". Devenant homme de confiance de la cour, l’empereur Théodose le charge de missions officielles, en Arabie et à Jérusalem notamment. 

 

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