Auguste@empereur.rom

Pour Emma, ma filleule que j'embrasse
   Du 19 mars au 13 juillet 2014 le Grand Palais retraçait à travers 250 œuvres exposées, l’histoire de cet empereur romain “béni des dieux”, c’est-à-dire “Auguste”, nom que s’est choisi Caïus Octavius, né en 63 av. J.C. et mort en l’an 14 de notre ère. Très tôt Octave se voit consacré par les augures examinées par les haruspices préposés à l’examen des entrailles d’un animal sacrifié pour extirper des présages.

Le polythéisme romain dépayse tout individu qui pose un regard sur la société romaine de ce temps. Le divin est partout. Si Épicure (341-270), si Lucrèce (98 - 55), ou même Cicéron, prétendent que la religion est une invention des hommes, les Romains dans leur ensemble étaient assez fiers de leur religion. Elle marquait leur différence avec d’autres peuples. “Nous excellons, dit un sénateur romain, par rapport à tous les peuples par notre piété et par notre religion, et par la sagesse avec laquelle nous discernons que toutes choses sont gouvernées par la sainte volonté des dieux.”

Chaque forêt, chaque ruisseau, possède sa divinité. Chaque ville aussi. Le Romain, qui est un homme épris de culture, tend à se pourvoir d’une tradition qui le fasse éternel. Comme sa ville de Rome. Même César, puis Auguste à sa suite, prétendent descendre de Vénus. La notion de vérité révélée n’existe pas dans la Rome antique. Chaque dieu a sa part de vérité, qui peut évoluer au fil de l’histoire. Terminus veille sur le bornage, les frontières de la cité, ou même des champs. Qu’on soit paysan ou empereur on rend hommage aux Lares, dieux de la maisonnée auxquels on demande la protection de la famille.

À son apparition le christianisme ne choque pas. Tant que les chrétiens ne proclament pas que le logos s’est fait homme et qu’il a habité parmi les hommes, les Romains acceptent de l’assimiler

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