Pour Jackie et Louis Dolcemascolo, en hommage amical
On en cause beaucoup. Sait-on toujours de quoi on parle ?
3 concepts à distinguer :
En amont, il convient de remarquer la tendance communautariste d’individus qui se replient dans un groupe qu’ils choisissent, pour ses caractéristiques ethniques, religieuses, morales, à l’écart de la mixité ethnique. La liberté individuelle prime sur tout autre aspect, et procède donc à l’évitement des pratiques et des règles sociales qui la contraindraient. L’individu choisit, selon ses valeurs propres, son groupe qui fait référence. Ceci entraîne le premier acte : l’insertion.
L’insertion consiste à introduire comme membre d’une société, participant à sa vie intellectuelle et morale, tout individu qui se trouve en marge de celle-ci.
L’assimilation s’en distingue, en ce qu’elle consiste à incorporer, avaler, amalgamer l’immigré. L’ogre phagocyte les minorités qui ne doivent leur existence future qu’en épousant les réflexes culturels de la société receveuse.
L’intégration consiste à mettre en acte la réciprocité des cultures. L’effet d’une intégration réussie se révèle quand, au temps t + x de la cohabitation de deux cultures, la culture majoritaire intégrante agrée, adopte favorablement, et témoigne des modifications apportées par les cultures intégrées qui, elles-mêmes, expriment et témoignent de l’enrichissement qu’elles ont reçu.
note sur l’intégration : L’intégration est un processus dynamique à double sens de compromis réciproque entre les immigrants et les résidents d’un pays (exple : les pays de l’Union européenne). L’intégration n’est pas le fait d’un mouvement unilatéral qui irait de l’intégrateur —présupposé généreux—à l’intégré, qui n’a plus qu’à remercier de la bonté qu’on lui fait. L’intégration est le résultat d’un mouvement mutuel. L’intégration c’est comme l’amour. Il faut être deux, deux à aller l’un vers l’autre, par attirance, par amitié, par affection. Pas par système.
Gérard Leroy, le 12 décembre 2025