La foi au cœur de la mondialisation

Pour Danielle et Jean-Pierre Janier, en hommage amical

   Depuis les Apôtres, le christianisme a franchi les limites de l’espace protégé du temple et de la communauté pour s’ouvrir sur le monde, dans lequel la foi est appelée à se confronter à l’interculturalité et à la science.

La culture mondialisée dans laquelle veut être proclamée la foi chrétienne est désormais caractérisée par la postmodernité et l’interculturalité. Le postmoderne suppose évidemment le moderne, qui est derrière nous depuis la chute du mur de Berlin mais qui est encore opérant. On fait coïncider la modernité avec deux symboles du XVIIe siècle : l’exaltation, à partir de Descartes, de l’individu autonome et autosuffisant, et avec Galilée et Newton, la méthode scientifique qui s’impose, indépendante de la théologie.

La postmodernité a été analysée et étudiée dès la fin de la modernité. Dans cette affaire, l’édifice de la morale, de la religion, de la culture même, et de ses valeurs, s’est mis à se lézarder de façon que l’on craint  irréversible.

Dans un tel contexte, on imagine sans peine le dépaysement du croyant ou du théologien qui a dans ses bagages de solides thèmes tels que le divin, la transcendance, l’absolu, l’être, la communion, etc. Tous ces thèmes qui sont éloignés de la contingence, de la superficialité et de l’immédiateté. Place à la « cité séculière » postmoderne. Avec le théologien Harvey Cox nous nous trouvons aussitôt empêtrés dans un filet d’autres questions.

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