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La sexualité au risque du péché et de la délinquance. Surtout pour l'homme? Un article de Xavier Larère

   Dans notre civilisation occidentale, pour la loi religieuse comme pour la loi civile, la sexualité est un domaine d’élection de l’interdit, de la transgression et de la sanction. L’une et l’autre, loi religieuse et loi civile, ayant des pratiques de rigueur ou d’indulgence différentes. L’une condamne la contraception et l’avortement, l’autre pas, mais peut envoyer en prison pour des attouchements.

On peut néanmoins admettre aujourd’hui que les deux lois jugent avec la même sévérité les agressions sexuelles et les viols. Mais qui sont les coupables ?

Un constat s’impose : la délinquance sexuelle, de l’attouchement au viol, est masculine à 99 %. Les quelques femmes condamnées le sont pour complicité ou pour non assistance à personne en danger. En France, le quart des détenus ont été condamnés pour délit ou crime sexuel, soit près de 20 000 personnes. Les prêtres et religieux ont aussi leurs délinquants sexuels. En faible pourcentage de leurs effectifs, mais en cas suffisamment nombreux pour éclater en scandale public (Légionnaires du Christ, Communauté des Béatitudes, Irlande, Belgique, Pays-Bas...). Les pulsions qui ont fait succomber ces hommes consacrés  ont dû atteindre une rare intensité pour que certains en viennent à utiliser le nom de Jésus pour les assouvir. Ainsi qu’il ressort du témoignage d’enfants doublement abusés par des paroles comme: « c’est Jésus qui le veut, ce sera un secret entre lui et nous deux…. ».

Les civilisations se valent-elles ?

   Voilà bien un sujet de bac ! Or, le tollé qui a réagi à la déclaration du ministre français de l’intérieur affirmant que “toutes les civilisations ne se valent pas” laisse aussitôt imaginer que ces protestataires supposés candidats au bachot seraient moins exaltés devant leur copie.

On n’a pas fini d’en causer. Au moins jusqu’à la prochaine incartade tant la discussion creuse et indéfinie —la parlotte— est un de nos travers majeurs, qui vise à exterminer l’adversaire plutôt qu’à déceler la vérité. La morosité ambiante trouve dans la fronde son  exutoire, désignant les politiques à la fois comme acteurs et comme jouets. L’opinion, entraînée par sa loi que  gouverne le coeur plutôt que l'esprit, en est si friande que la vox populi, d’ordinaire non troppo, nous fait un boucan de tous les diables.

Il convient cependant d’observer qu’avant même de lancer un jugement comparatif sur les civilisations, le minimum nécessaire d’empathie aurait épargné à notre ministre les foudres qui naturellement se sont abattues sur lui. À l’encontre, et à l’adresse des protestataires, on serait bien inspiré de décrypter la question plutôt que de réagir sans réfléchir.

De quoi parle-t-on quand on prononce le mot civilisation ? Question qui n’a pas effleuré le journaliste du Monde qui, ce lundi 6 février, titrait ainsi son son article  : “Toutes les cultures ne se valent pas” tandis que l’article ne parlait que des civilisations ! Voilà qui démontre la confusion dans les esprits des journalistes.

La sexualité : une mystérieuse équation. Un article de Xavier LARÈRE.

   "Certaines interrogations sont tellement essentielles qu’on peut les reprendre toute une vie sans risquer de s’en lasser".

C’est à propos de l’identité profonde de la Vierge Marie que le moine cistercien Jean-François de Louvencourt nous livre cette réflexion (1). Pourquoi ne pas l’appliquer à la mystérieuse équation de la sexualité  que  tant d’hommes (x) et de femmes (y) voudraient  comprendre, à défaut de la résoudre.

On peut définir une équation comme une égalité conditionnelle dont le résultat dépend de l’identification de plusieurs inconnues. Le paradoxe, c’est qu’ici, le fait de connaître le résultat n’apporte pas de réponse aux difficiles questions. Le premier résultat, c'est l’accroissement de la population. Pourquoi l’équation élémentaire  x + y = enfant peut-elle, malgré sa simplicité, poser un problème ?

Pour tenter de le comprendre, il faut partir de la théorie de l’évolution, progressivement admise par l’Église : elle nous apprend que nous sommes des primates évolués, devenus bipèdes et chez lesquels la conscience est apparue au fil des millénaires. En tant que chrétiens, nous croyons qu’il peut s’agir là d’un dessein de Dieu créateur sur la nature humaine.

"La pauvreté tue". Un message du Dr William Vendley, Secrétaire général de WCRP

De notre ami William VENDLEY, Secrétaire Général de la Conférence Mondiale des religions pour la Paix, New York

   La pauvreté tue. Chaque jour elle tue 30 000 enfants. Elle abrège, lèse et contrecarre la vie de plus d’un milliard de personnes qui tentent de survivre avec moins de US$1 par jour. Cette pauvreté nie cruellement l’accès aux besoins humains les plus élémentaires, à savoir l’alimentation, le logement et les soins de santé. Elle enraye également l’accès à l’éducation, pourtant indispensable pour briser le cycle de la pauvreté. Cette situation n’est pas inéluctable. Cette pauvreté n’est pas inévitable. Elle peut être transformée.

La responsabilité morale d’un problème – d’aucuns pourraient soutenir – s’accroît de manière corrélative aux capacités humaines visant à sa solution. A l’heure actuelle, la lutte contre les principaux aspects de la pauvreté relève de notre action collective. Nous avons les moyens de mettre fin à la pauvreté structurelle, de faire évoluer les mécanismes puissants qui freinent le développement autonome des individus. Notre faculté à mettre un terme à la pauvreté structurelle fait pendant à notre responsabilité d’y parvenir. Afin de rester fidèles à nos enseignements moraux les plus élémentaires, nous devons nous employer à mettre fin à la pauvreté.

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