Théologie


À la recherche d'une célèbre inconnue qui s'appelle l'Église

Faisant suite à l'article intitulé "À la redécouverte de l'Eglise catholique", Xavier Larère, Président du Mouvement pour la Réinsertion Sociale (MRS) nous fait part d'une observation et de commentaires pertinents sur le comportement de l'Église d'aujourd'hui qu'il encourage à se repenser.

   Et s'il existait un onzième commandement, implicite :
Ton Eglise adoreras
Jamais ne la contesteras
vu la difficulté pour tant de clercs d'admettre qu'il puisse y avoir des péchés de l'Eglise ?

Le prophétisme et nous

  Nous partons de ce principe que l’histoire joue un rôle essentiel dans le développement de la foi juive et chrétienne. Dans cette perspective, tout texte est limité et conditionné par une histoire. Aussi n’est-il pas indifférent de situer le texte, l’auteur principal, son personnage, sa fonction, et la période sur laquelle se construit sa fonction. L’histoire et l’exégèse sont nécessairement en amont de l’élaboration du sens.

PROPHÈTE, QUI ES-TU ?

À la redécouverte de l'Eglise catholique

Xavier Larère est Président du Mouvement pour la Réinsertion Sociale (MRS). Nous avons déjà eu plaisir à le lire ici. Il nous fait l'amitié de nous livrer son témoignage sur sa redécouverte de l'Église.

  Quel regard sur l'Eglise peut porter celui qui, pendant quelques décennies, n'a suivi le Christ que de loin ?

En guise d'introduction, je propose un rappel de quelques évidences, du moins apparaissant comme telles à mes yeux. On peut retenir :
-    une grande admiration pour l'aptitude de l'Eglise à durer, à rebondir et par là, la conviction qu'elle est appelée à durer. Très longtemps;
-    la chance d'avoir une autorité unique à la tête de l'Eglise;
-    une vive conscience de ce que notre civilisation occidentale doit, directement ou par quelques détours, au message  transmis par l'Eglise : création artistique, progrès scientifique, droits de l'homme, sans oublier la construction européenne.

Utilité ou inutilité de Dieu ?

Claude Geffré nous fait l'amitié de nous proposer sa réflexion qu'il vient de livrer sur ce thème lors d'une conférence donnée à Paris.

    Quand il s'agit de désigner  cette réalité que nous nommons « Dieu », les mots nous manquent toujours. Nous ne pouvons en parler qu'en fonction de la conscience que nous avons de nous-mêmes. Or, si Dieu existe, sa fonction par rapport à nous est étroitement  dépendante  de notre situation historique.

À une époque archaïque et prémoderne, Dieu exerçait un certain nombre de fonctions aussi bien dans le registre de sa vie privée que dans celui de la société. Aujourd'hui, alors que l'homme a acquis son autonomie et que les sociétés sécularisées ne reposent plus sur un fondement transcendant, on parlera volontiers de la non nécessité de Dieu. Au regard de l'histoire de la question de Dieu, on peut distinguer la nécessité cosmique de Dieu, sa nécessité anthropologique et aussi sa nécessité sociale.